Hostel – Eli Roth

Deux jeunes Américains et un Islandais visitent l’Europe en espérant faire le maximum de conquêtes. Ils vont en boîte, au bordel… vacances sexe, donc. Un type étrange, qui a bien saisi leurs objectifs, leur révèle l’existence d’une auberge de jeunesse en Slovaquie, où les filles sont belles et faciles. Ni une ni deux, nos trois lascars quittent la Hollande, direction les filles de l’Est. Là-bas, si tout commence plutôt bien question braguette, l’horreur ne tarde pas à poindre le bout de son vilain nez. C’est que non loin de là se pratique ce qu’on pourrait assimiler à une prostitution de la torture.

(Mince, on est déjà à la moitié du film.)

Bon, ça partait bien, ce petit Hostel. Assez bonne présentation des personnages. Ils sont plutôt bien brossés et on s’intéresse assez à eux. Juste, ça dure un peu longtemps, cette intro. Pas grave, on se dit qu’une fois lancé, ça va décoller. Las ! le cœur de l’histoire ne tient pas sur grand-chose. Peu de rebondissements, une histoire un chouïa prévisible. On se dit qu’on va avoir droit à une bonne dose d’horreur pour compenser… Même pas.

Faut dire que j’ai abordé ce métrage en connaissant sa réputation sulfureuse rapport aux scènes de torture insoutenables. Horreur, donc ? Même pas, disais-je. Bon, si, un peu. Si on ne sait pas sur quoi on va tomber, peut-être. Je dois l’avouer, je suis peut-être un peu blasé. Cela dit, je ne crois pas que je voulais en voir plus, parce que même si je peux supporter les pires sévices (heu… pas les endurer moi-même, les regarder… enfin, pas du vrai, du cinéma), il faut que le reste suive. Là, donc, un peu de gore extrême mais pas tant que ça, et de toute manière c’était parfois un peu ridicule (cf. l’œil de la Japonaise) et ces quelques scènes ne m’ont pas emballé plus que ça. A part un moment flippant, le reste est très attendu (et par exemple la fuite finale n’a rien de très excitant).

Pour un truc vraiment insoutenable, allez voir « Imprint », l’épisode de Masters of Horror réalisé par Takashi Miike (qui fait d’ailleurs une petite apparition dans notre film d’auberge).

Bref, je suis un peu resté sur ma faim, quel que soit ce que je pouvais en attendre.

En fait, je crois que je n’ai pas réussi à rentrer dans le film. La faute à qui ? Moi ou le réalisateur ? Je sais pas. J’avais deux heures à tuer en fin d’après-midi et je me suis dit : « Tiens, je vais me faire un film. » Mais je crois qu’Eli Roth n’est pas franchement très bon dans sa réalisation. Aucune tension, aucune émotion.

Maintenant, je devrais peut-être étudier ce film sous l’angle de la critique capitaliste et tout le tintouin, mais ça va user mon cerveau.

Mon avis : 2/5

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Une Réponse to “Hostel – Eli Roth”

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