Hostel: Part II – Eli Roth

Voilà, j’ai vu Hostel II. Bon, bah c’est aussi bien que le premier Laughing Je dirais bien que certains éléments le hissent un peu au-dessus. Mais d’autres non.

La trame narrative est presque la même, avec heureusement quelques variantes bienvenues. L’introduction des personnages est moins longue – même si on a droit à la scène du train qui essaie d’instaurer du suspense là où on sait qu’il ne se passera pas grand-chose.

Les personnages principaux (et futures victimes) sont cette fois-ci des demoiselles, là où le premier opus mettait en scène des jeunes hommes. Ça changera un peu.

Là où ce volet innove, c’est qu’en plus de suivre le trio de jeunes filles, on s’intéresse en parallèle à deux des bourreaux qui viennent pour la première fois officier en tant que tel. C’est une bonne idée. Cela permet également d’en apercevoir un peu plus sur l’organisation derrière ces folies. À ce titre, la scène d’enchères au début est pas mal (bien qu’elle soit pas super bien réalisée, un peu lourdingue au bout d’un moment) pour montrer les futurs exécuteurs dans leur vie quotidienne – avec leur famille ou dans leur multinationale. Derrière une façade plus ou moins présentable, ils cachent des secrets et des pulsions indicibles.

Une différence subtile avec le premier film, c’est que là où on avait une ambiance exclusivement crade, ce second métrage amène un peu de « raffinement », même dans la fabrique (scène de la baignoire, scène de cannibalisme), pas forcément bienvenu d’ailleurs. De même on voit les motivations des tortionnaires, qui ne sont pas forcément là que pour le simple acte de tuer. Cela reste tout de même une exploration psychologique de surface.

À se prendre au sérieux, beaucoup de scènes gore et crades tournent au ridicule, à mon avis. Mais c’est encore peut-être moi qui ne suis pas arrivé à me mettre dans l’ambiance. Je pense à la scène de cannibalisme, à nouveau ; au mets de choix jeté aux chiens ; et puis la scène de foot (là on est plus dans l’humour, mais… non, j’ai trouvé ça idiot). Etc.

Seule scène où l’ajout d’humour a marché pour moi : le coup de la scie circulaire. Mais l’humour n’est pas forcément la marque de fabrique de ces films, et cette scène se trouve un peu isolée de l’ambiance générale.

** ATTENTION SPOILER ** Le métrage aurait pu s’arrêter à l' »évasion » de l’héroïne (solution plutôt originale), ou plutôt à la scène de tatouage qui suit. Mais non, quitte à affaiblir cela, on a droit à l’ultime vengeance, comme dans le premier. ** FIN SPOILER **

Encore une fois, je m’attendais à plus de scènes gore (mais pas forcément aussi graphiques que ce qui nous est montré, puisque ça vire parfois au bien lourd – la quéquette en plastique… on se serait cru dans South Park, le film), puisque c’est un peu l’originalité de la chose, et qu’il n’y a pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent. Mais au final, c’est peut-être aussi bien de ne pas trop s’enliser dans la médiocrité.

Voilà. Films marquants en un sens, mais franchement pas exceptionnels.

Mon avis : 2/5

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