Saw II – Darren Lynn Bousman

Après le I, le II. Saw II, donc. Cette fois-ci, c’est Darren Lynn Bousman qui s’y colle. De ce que j’en sais, le film est issu d’un scénario, indépendant, écrit par ce dernier, et qu’il a ensuite retravaillé avec Leigh Whannell, auteur du premier Saw, pour en faire une suite.

On retrouve donc notre Jigsaw Killer, interprété par Tobin Bell, qui, dès le début du film, se fait arrêter par la police. Mais comme ça ferait un peu court pour une saga de se terminer aussi vite, il se trouve que cette arrestation fait partie d’un nouveau plan imaginé par le tueur au puzzle.

En effet, les policiers vont découvrir dans l’antre du criminel des écrans de surveillance retransmettant les images de caméras installées dans une maison abandonnée. Et dans celle-ci se trouvent huit personnes enfermées, infectées par un gaz mortel qui les tuera au bout d’une heure… sauf si elles s’allient pour trouver les antidotes disséminées sur place.

Dès le début, Jigsaw lance une énigme à ses prisonniers, dont la résolution devrait les aider à s’en sortir. La solution paraît immédiate et évidente, mais ces abrutis mettront tout le film à la trouver. C’est ballot.

Parmi les captifs se trouvent le fils du détective Matthews, qui vient d’appréhender le meurtrier (sur une « invitation » de celui-ci). Jigsaw promet que le jeune homme sera sauvé si le policier accepte de discuter avec lui.

On suit donc en parallèle le jeu que mène l’assassin avec les policiers et les événements se déroulant dans la maison.

Autant le dire tout de suite, cette séquelle est moins percutante que sa prédécesseuse… heu, son prédécesseur. On se doute qu’avec huit personnes enfermées dans une maison infestée de pièges, on va assister à des morts systématiques et régulières. Là encore, on pense à Cube, d’autant plus que le nombre de prisonniers est plus grand que dans le premier épisode et qu’ils vont devoir cohabiter, même si ce n’est pas chose aisée vu les profils sélectionnés pas le tueur. Une bonne partie des dangers viendra donc des actions des résidents les uns envers les autres. Mais la comparaison avec le film de Vincenzo Natali s’arrête là car la majorité des personnages se dévoilent ici quasiment dès les premiers instants et ne subiront pas vraiment d’évolution psychologique. Pas de surprise à ce niveau-là.

Bien sûr, de nombreux pièges sophistiqués et mécanismes cruels attendent nos participants, de même que quelques rebondissements attendent le spectateur. J’avais eu le malheur, un jour, de regarder la jaquette du DVD de Saw IV dans un magasin, et le texte au dos m’a légèrement spoilé l’un des twists du scénario de cet épisode. Il en reste heureusement un autre important, et plutôt très bon. On comprend d’ailleurs mieux un des effets de caméra au début du film, petit détail futé. Mais je n’en dis pas plus.

Pour le reste, ce n’est quand même pas exceptionnel et ça ne fait pas honneur au premier opus. Pas  franchement mauvais, mais trop plan-plan.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :