The Broken – Sean Ellis

On peut le dire : on assiste en ce moment à l’émergence d’un nouveau genre cinématographique : le film de miroirs, ou mirror movies, comme disent nos amis d’outre-atlantique. Les métrages issus de ce mouvement ont la particularité de présenter des histoires, la plupart du temps fantastiques, dans lesquelles les miroirs tiennent une place prépondérante. On peut citer bien sûr le récent Mirrors d’Alexandre Aja. Et le nouvel avatar de cette mouvance en devenir : The Broken, de Sean Ellis.

Comme vous pouvez vous en douter, je raconte n’importe quoi, mais avec assez d’aplomb, ça peut passer.

Le film raconte l’histoire de Gina McVey (Lena HeadeyThe Sarah Connor Chronicles, 300). Lors d’un dîner en famille pour l’anniversaire de son père (joué par Richard Jenkins – papa Fisher dans l’excellente Six Feet Under), un miroir se brise. Plus tard, Gina croise son double au volant d’une voiture. Puis, encore plus tard, elle a un accident avec son auto. Les fragments des événements qui ont précédé ont du mal à se recoller…

Intriguant, n’est-il pas ?

A l’instar de son Cashback*, Sean Ellis produit ici une œuvre à l’esthétique très léchée. On peut dire que Lena Headey a de la chance : après l’également très esthétique 300, sa beauté est une nouvelle fois mise en valeur.

On se laisse embarquer doucement par l’intrigue, sur un rythme tranquille, agrémenté de quelques accès de tension ou d’horreur dans la deuxième moitié du métrage.

Malheureusement, si on s’immerge sans trop de problème dans ce récit, on ne peut s’empêcher de lui trouver un goût d’inachevé une fois la dernière bobine terminée. La fin nous livre une révélation qui, dès le début, vient à l’esprit de n’importe quel habitué des mécaniques fantastiques, mais qu’on écarte alors gentiment histoire de profiter du film. Ce twist à la Shyamalan paraît pour le coup un peu raté, sans pour autant véritablement plomber l’histoire.

Rien à redire sur la réalisation, donc, et certains moments mettent vraiment mal à l’aise. Surtout, certaines scènes sont de toute beauté, et on sent que le gars Ellis maîtrise parfaitement ces ambiances où tout semble pur, calme, même quand l’horreur pointe timidement le bout du nez (première scène de la baignoire, par exemple).

On a en revanche l’impression d’assister à une œuvre au scénario un tantinet léger (le film dure d’ailleurs moins d’une heure et demie, à un rythme paisible, comme je disais). La fin ouverte n’arrive même pas à nous plonger dans l’abîme vertigineux d’une menace inéluctable**, même si là n’était peut-être pas l’intention de l’auteur.

Bref, un film intéressant, mais dont on ne ressort pas rassasié.

(Pour ceux que ça intéresse, ça sort mercredi.)

* Je me base ici sur ma vision du court-métrage, n’ayant pas vu le long, mais je me doute que c’est la même chose.

** mmmh… ouais, je la garde, cette phrase.

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